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À PROPOS

Le Métier

« Rien n'est plus important que le choix d'un métier, mais, le plus souvent, le hasard en dispose » a écrit je ne sais plus qui ?

 

Disposition qui m'est sans doute tombée dessus vers l'âge de 10 ans quand un atelier de modelage m'a passionné par le contact avec la terre. Ses incroyables capacités plastiques m'ont fait devenir un petit créateur qui s'ignorait, encouragé par des âmes bienveillantes. Après un petit détour par l'architecture, qui au demeurant se soucie normalement aussi de nos besoins quotidiens, la nécessité de disposer de bons plats culinaires, de beurriers, de pots pour conserver sucre, farine, légumes secs etc, d'un vinaigrier et de bols pour le thé ou le café, m'a remis les mains dans la terre. Un tour, un four, un peu de terre et me voilà potier. Hélas cela ne s'avère pas si simple que ça!

Alors même si ça commence ainsi, je découvre vite que ce n'est pas parce qu'on a un tour ou un four qu'on est potier!

Ma Philosophie

La poterie que je propose produit des objets à « valeur d'usage » avant tout.


J’utilise principalement des terres locales (kaolin de Ploemeur, terres de Séné, Surzur et St Avé, coquillages, cendres et granit d'Elven).


Ces objets rentrent dans la vie quotidienne de mes clients, même si certains les collectionnent. Ils ont une signification sociale forte et recherchent l'équilibre entre l'esthétique et l'éthique d'une vie qui donne la priorité au « bien être » durable et soutenable.


Je les veux fonctionnels. Une anse doit tenir, un bec verser, un couvercle être ajusté et un simple bol épouser nos mains chaleureusement, une terrine pouvoir cuire le pâté et un vase ne pas fuir...

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Pourquoi La Bretagne ?


C'est le massif Armoricain. Un territoire totalement différent de ceux de ses voisins. Sa géologie révèle de vraies surprises sur le littoral, ses îles mais aussi à l'intérieur dans ses landes et monts. Si la croûte terrestre est essentiellement constituée de silice et d'alumine, les processus transformant les roches sous l'action de la température et de la pression (métamorphisme) font apparaître de nouveaux minéraux et structures de roches. C'est ce qui s''est passé il y a environ 300 millions d'années en Bretagne. C'est alors que la chaine hercynienne dont fait partie le massif armoricain se soulève comme résultat d'une collision entre territoires du nord et du sud. A cette époque la terre ne ressemble à rien de ce que nous connaissons aujourd'hui. Mais le potier, premier petit alchimiste, peut depuis quelques milliers d'années et encore maintenant tirer profit de ces phénomènes très anciens pour ces terres et ses revêtements vitreux (glaçures, couvertes, émaux, vernis et engobes).

 

Dès lors il sait n'être qu'une poussière opérante et éphémère parmi les poudres métallurgiques universelles dont les cycles d'existence n'ont rien en commun avec le sien. Sur notre planète les continents se forment et se disloquent. Cette dynamique anime les plaques lithosphériques créant océans et montagnes. Le jeu avec les poudres de pierres et les cendres de matières organiques entre autres, permet au potier de remonter le temps et de reconstituer une longue histoire géologique. Enregistrée dans la matière cette reconstitution faite par le potier est une interprétation personnelle possible parmi tant d'autres. C'est avec le feu et à haute température que le potier accélère la vitesse des atomes de ses matériaux composant ainsi de nouveaux cristaux qui se figent en refroidissant. Il ne se sert pas de la pression comme la nature mais le feu en lui même provoque une sacrée pression dans ses fours.
 

Ancre 2
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